#ThisIsMyRide: retour sur le GBC2021

« This Is My Ride » est une série d’articles consacrée aux sorties les plus exceptionnelles, mémorables et ambitieuses auxquelles participent les membres de notre communauté. Qu'il s'agisse d'une cyclosportive particulièrement exigeante, d'une ascension spectaculaire ou, pourquoi pas, d’une sortie du dimanche entre amis; nous aimerions savoir ce qui rend ce parcours remarquable pour vous, et votre vélo Argon 18. Vous aimeriez partager votre expérience ? Envoyez-nous un courriel à marketing.web@argon18.com.

A18 : D’abord, parlez-nous de vos vélos? Qu’est-ce que vous rouliez et est-ce qu’ils ont bien tenu la route?

Martin : Je roulais un Subito Gravel. J’y avais ajouté un porte-bagage afin de pouvoir transporter mon équipement de camping, tout le nécessaire pour recharger la batterie du vélo ainsi que les deux range extender de batterie dont j’avais besoin pour franchir les distances journalières compte tenu du dénivelé. Avec les batteries supplémentaires et mes bagages, le poids de mon vélo avec était d'environ 35 kilos. Avec tout ce poids, le vélo était très stable en descente à haute vitesse. De son côté, le moteur a fait son travail sans aucun problème.

Jocelyn : Krypton Pro, SRAM AXS 46/33-10/33, Schwalbe G-One ALL AROUND. La configuration était parfaite, je ne changerais rien. Malgré la charge de mes sacs, le vélo était vif, stable dans les descentes et agile dans les montées.

Marc-Olivier : Je roulais mon Krypton Pro adapté pour un défi de Gravel Bikepacking, avec des pneus plus larges, des roues plus robustes et des sacs de bikepacking. Le vélo a très bien tenu la “route” ! Je suis content d’avoir opté pour des pneus un peu plus cyclocross, c’était parfait pour le type de routes de gravier des Cantons de l’Est qui étaient assez roulantes.

A18 : Quel était votre objectif de temps pour compléter le 500 km avant le départ ? Quel a été votre résultat au final ?

Martin : Mon objectif était de 3 jours (170 km, 170 km, 160 km) avec deux nuits en camping. Environ dix heures de vélo par jour incluant les arrêts. J’avais réservé des campings avec service d’électricité a ces distances précises. J’ai suivi mon plan a la lettre. Je l’ai réalisé en environ cinquante-huit heures.

Jocelyn : Mon objectif était de passer sous la barre des trente heures, mais la météo m’a rendu la tâche difficile. J'ai dû dormir à un moment donné et je n'avais pas prévu de faire des pistes de VTT à 1 h du matin. Le parcours était beaucoup plus difficile que celui de l'année dernière, mais il était très bien. J'ai fait des erreurs mais j'ai trouvé des solutions et c'est ce qui compte. Pour moi, c'était la préparation parfaite des jambes pour la course BikingMan Euskadi#1 à laquelle je vais participer dans les Pyrénées au mois de septembre.

Marc-Olivier : J’avais comme objectif de faire le 500 km sur trois jours de 200 km, 200 km et 100 km pour la dernière journée. Dans les faits, à cause de l’emplacement des points de contrôle, j’ai fait 216 km la première journée, 200 km le deuxième jour et seulement 87 km au jour 3. Donc finalement, je peux dire que j’ai respecté mon plan à la lettre. Je pensais faire 200 km plus rapidement cependant. Mes deux journées de 200 km m’ont pris environ douze heures chacune en comptant les arrêts quand je pensais au départ que ça allait me prendre autour de neuf à dix heures. Je partais donc avec le lever du soleil et je finissais avec le coucher du soleil.

PHOTO: Endurance Aventure
PHOTO: Endurance Aventure
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A18 : Qu'est-ce qui a été le plus mémorable ? Des surprises majeures en cours de route ?

Martin : La rencontre de Stéphane Lavoie, nous avons fait connaissance sur la route et avons roulé ensemble deux jours sur trois. Aussi, Michel de vélo café qui est venu à notre rencontre pour rouler les cinquante derniers kilomètres avec nous. Le GBC500, c’est aussi des belles rencontres.

Jocelyn : Je me suis sentie très rapide sur le gravier et j'ai roulé à 40 km/h avec un bon vent arrière, ce qui était le plus beau cadeau que je pouvais recevoir ce week-end. Ma plus grande surprise a été d'ouvrir mon sac de couchage à 3 h du matin et de constater qu'il était tout mouillé. J'ai dû m'enrouler dans ma couverture de survie et la chaleur a fini par se faire sentir. C'était agréable, j'ai dormi pendant trois heures et demie avant de reprendre la route.

Marc-Olivier : Je dirais les paysages, mais aussi les côtes... En 500 km nous avons fait plus de 7000 m de dénivelé positif. Il n’y avait pas beaucoup de moments à 0 % de pente. Nous étions presque toujours en montée ou en descente. Or, je peux maintenant dire que je suis rendu insensible aux pentes. Lorsque je voyais une côte approcher ça ne me faisait plus rien, je savais que je devais et que j’allais la monter.

A18 : Comment s'est déroulé ce voyage par rapport aux aventures/défis que vous avez faits dans le passé ? Avec le recul, y a-t-il quelque chose que vous auriez préparé différemment ?

Martin : J’ai suivi mon plan à la lettre et tout a fonctionné. J’aurais pu essayer d’être un peu plus léger mais si la météo n’avait pas été de notre côté j’aurais sûrement eu besoin de tout ce que j’ai trainé pour rien. Je dirais que l’équivalent de trois Gran Fondo en trois jours est mon plus gros défi jusqu’à maintenant.

Jocelyn : Différemment non, mais la prochaine fois, je pourrais optimiser un peu mieux l'équilibre du poids entre l'avant et l'arrière du vélo. Le matériel de couchage Havong dans un autre sac m'aurait également permis de dormir au sec.

Marc-Olivier : C’était de loin mon plus gros défi jusqu’à ce jour. C’était mon premier défi de Bikepacking, de Gravel bike ET de longue distance. Donc beaucoup de nouveau pour moi, mais dans l’ensemble ça a très bien été. J’ai trouvé certains kilomètres très longs par moment, mais à l’opposé parfois dix kilomètres filaient au compteur sans que je m’en rende trop compte. Si j’avais à faire quelque chose de différent ce serait d’ajuster les options de mon GPS pour avoir une idée des côtes qui m’attendent dans les prochains kilomètres afin de pouvoir mieux gérer mon effort.

PHOTO: Endurance Aventure
PHOTO: Endurance Aventure
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A18 : Allez-vous le refaire l’an prochain ?

Martin : C’est devenu une drogue, c’est certain que je le refais. C’est mon pèlerinage annuel.

Jocelyn : Je l'ai fait deux fois maintenant donc honnêtement je ne sais pas. Si un événement plus tard dans la saison se présente, alors peut-être que cela s'insère bien dans le calendrier pour préparer les jambes en vue d'un défi plus long, sinon je ne pense pas que je le referai. À voir…

Marc-Olivier : Assurément ! De toute façon, il est trop tard pour faire autrement... J’ai déjà dit à l’organisation que j’allais être là !