Eric Lagerstrom nous parle du E-118 Tri+, des parcours plus techniques et de son sentiment d'appartenance à la communauté

Le triathlète professionnel Eric Lagerstrom termine une excellente saison qui lui a permis de prendre la troisième place à l'Ironman Mont Tremblant 70.3 et de terminer dans les 20 premiers au Championnat du monde Ironman 70.3 à Nice. Nous l'avons rencontré pour discuter avec lui du E-118 Tri+.

Argon 18 : Vous avez testé un prototype du E-118 Tri+ et, plus récemment, l’avez utilisé aux championnats du monde de 70,3. Comment le vélo s’est-il comporté sur un parcours aussi technique et exigeant ?

Eric Lagerstrom : Le E-118 était parfait pour Nice. Les disques et la stabilité que procurent les thru axles (axes traversants) ont été absolument déterminants pour ce parcours et mon type de pilotage. Les caractéristiques de conduite du vélo se sont avérées également phénoménales à l’entraînement. Là où je m'entraîne dans l'Oregon, il y a des descentes très rapides, venteuses, aux virages serrés, et le vélo est idéal pour ça. Avec les disques, vous obtenez une maniabilité vraiment impressionnante. C'est incroyablement stable. C'est en fait difficile de décrire ce que l’on ressent dans un virage rapide. Sur des rails… c’est un cliché, mais ça marche ici. Ce vélo vous donne confiance en vos aptitudes, une confiance absolue.

Argon 18 : Vous avez parlé des types de sorties à vélo que vous faites. Pouvez-vous décrire le type d'entraînement ou de parcours que vous aimez le plus ? Rencontrez-vous souvent ce type de parcours en course ?

Eric Lagerstrom : Certains athlètes recherchent les parcours plus techniques ou plus créatifs, et je fais certainement partie de ceux-là. J'adore les parcours très techniques, du genre Escape from Alcaraz. C'est là que vous voulez vraiment avoir des freins à disque. Pour le type de conduite que je pratique, ce sont la stabilité et la qualité du comportement routier qui importent le plus. Argon 18 est reconnue pour la qualité de comportement et la stabilité de ses vélos. C'est ça qui m'a donné envie de signer avec Argon - quand je suis monté sur leurs vélos pour la première fois, je l'ai vraiment senti.

Argon 18 : Vous êtes très actif dans la communauté du triathlon – avec vos vidéos ou votre projet Transition Four, par exemple. Pourquoi est-ce important pour vous ?

Eric Lagerstrom : C’est d’abord l’esprit de communauté qui m'a amené au triathlon. Quand j’ai participé à mon premier triathlon, à l’âge de 12 ans, j’ai été vraiment frappé de constater à quel point l’atmosphère était amicale et accueillante. Et j’y étais allé avec un vélo de montagne ! On me demande parfois comment faire en sorte que plus de gens s’intéressent au triathlon. C’est simple, ça passe par la communauté – le sport a besoin de personnes vouées à perpétuer cet esprit de communauté.

Argon 18 : Quels sont vos prochains plans ?

Eric Lagerstrom : Eric Lagerstrom: Cette saison en aura été une, d'apprentissage pour moi – j'ai acheté une maison, je m’y suis installé plutôt que de vivre et m'entraîner continuellement sur la route. L'année prochaine, j'ai vraiment envie d’organiser mon entraînement et ma préparation autour de chez moi. Je veux vraiment me concentrer sur mon efficacité en tant qu'athlète. Je pense que faire le top dix aux championnats du monde [IM 70.3 World Championships] est réaliste. C'est une drôle d’impression, avoir eu une bonne course aux Championnats cette année, mais quand même être en mesure de voir clairement ce que je peux améliorer – je dois être à mon meilleur sur le vélo, travailler sur ma course à pied. C'est excitant, en fait, de pouvoir sortir d'une course et de me sentir comme ça.

J'ai aussi envie de relever quelques défis... peut-être une sortie épique en gravel bike de plusieurs jours ou la traversée d’un grand lac à la nage. C’est le genre de challenge qui m'excite et nourrit ma passion pour ce sport.

Photos via Eric Lagerstrom