Emballer votre vélo de tri - Édition freins à disque

L'année dernière, nous avons rassemblé quelques conseils pour emballer votre vélo de triathlon avant de prendre la route des Championnats du monde Ironman à Kona. Avec la popularité croissante des vélos de triathlon avec freins à disque, nous avons pensé faire une mise à jour pour nous pencher plus particulièrement sur les vélos équipés de freins à disque, en particulier hydrauliques.

1. En quoi cela diffère-t-il vraiment ?

#1 : Assurez-vous de vous procurer une valise de transport de bonne qualité, rigide ou semi-rigide. Si vous voyagez avec avec un vélo équipé de freins à disque, choisissez une valise spécifique pour freins à disque, qui aura une section spéciale avec une protection supplémentaire pour vos rotors. Si vous avez une valise plus ancienne qui n'est pas spécifique au disque, pas de souci – vous pouvez toujours l'utiliser, mais vous devrez retirer vos rotors et les emballer séparément pour vous assurer qu'ils ne soient pas pliés pendant le voyage.

#2: Gardez vos pédales, votre casque, vos chaussures et vos cotes de positionnement avec vous dans votre bagage de cabine. Si votre vélo ne fait pas votre vol de correspondance, vous pourrez en louer ou en emprunter un jusqu'à ce que la compagnie aérienne vous rende le vôtre.

Et #3: Apportez des outils ! Jetez un œil aux essentiels que nous vous proposons ici.

2. Dois-je faire attention en enlevant les roues ?

Certainement. Une fois que vous avez mis vos pédales en toute sécurité dans votre bagage à main, vous êtes prêt à enlever les roues, ainsi que les déblocages rapides ou les axes traversants (thru axles) avant de ranger les roues dans votre valise à vélo. Veillez à mettre des entretoises de protection appropriées dans votre cadre et votre fourche pour éviter toute mauvaise surprise lorsque vous déballerez votre vélo.

Dans le cas des freins à disque, une fois que vous avez retiré la roue, vous avez également retiré le rotor, il n'y aura donc rien entre les étriers de frein. C'est là qu'il faut faire attention : presque tous les étriers de disque hydrauliques sont conçus pour s'ajuster automatiquement à l'usure, ce qui signifie que les pistons vont pousser jusqu'à ce que les plaquettes de frein entrent en contact avec le rotor du disque, puis qu'ils rétractent à une position donnée. Cette position change au fur et à mesure que les plaquettes s'usent, ce qui est bien en soi : vous aurez toujours une pression de freinage fiable. Mais une fois que vous avez retiré le rotor, si vous serrez les freins, ils se fermeront jusqu'à ce que les plaquettes se touchent. Cela permet de régler un nouveau point de contact pour que les pistons se rétractent, et si vous le faites plusieurs fois, cela peut entraîner un blocage du frein. Les plaquettes seront serrées, sans possibilité de remettre le rotor en place, ce qui signifie que vous ne pourrez pas réinstaller votre roue.

Nul besoin de paniquer si vous découvrez que cela s'est produit lorsque vous arrivez à destination ! Vous devrez réajuster très soigneusement les pistons. Insérez un objet plat et non coupant (un couteau à beurre par exemple) entre les plaquettes et entre les plaquettes et séparez-les avec précaution. Lorsque vous avez assez d'espace, utilisez un démonte-pneu. Séparez complètement les plaquettes et remettez votre roue en place comme d'habitude. Pompez les freins plusieurs fois pour réajuster les pistons, et tout devrait être rentré dans l’ordre.

La solution pour éviter cette éventualité : utiliser une cale d'espacement ou une cale de voyage – elle est fournie avec votre vélo, ou vous pouvez en demander une à votre magasin local. Assurez-vous d'utiliser l'entretoise qui convient à vos freins : SRAM et Shimano ont des formes très différentes, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus. Assurez-vous toujours que votre espaceur est propre avant de l'utiliser.

3. Comment dois-je protéger les rotors ?

N'oubliez pas, si vous n'avez pas de valise à vélo conçue pour les disques, il faut retirer vos rotors avant de partir. Rangez-les dans des sacs de plastique propres pour le voyage - et n'oubliez pas d'emporter tous les outils que vous avez utilisés pour le démontage afin de pouvoir les remettre en place à votre arrivée.

Si votre rotor se plie en voyage, un atelier local peut être en mesure de vous aider, mais selon l’étendue des dommages, vous devrez peut-être envisager acheter un nouveau rotor - ce n'est pas le genre de problème qu’on veut avoir à régler le jour de la course.

4. Et le dérailleur arrière ?

Veillez à retirer le dérailleur arrière. Vous ne voulez pas que votre support de dérailleur soit plié durant le transport par une pression exercée sur le dérailleur. Enveloppez-le dans un chiffon ou un sac en plastique et fixez-le sur le cadre avec du ruban adhésif ou des attaches. Du ruban adhésif électrique peut être le choix le plus simple, puisque vous n’aurez pas besoin de ciseaux pour l'enlever.

5. Et la tige de selle et le guidon ?

Ces étapes standard s'appliquent également aux vélos équipés de freins à disque ! Retirez le guidon ou l’ensemble guidon/potence de votre vélo. Assurez-vous d’avoir placer des marqueurs (des morceaux de ruban adhésif feront l'affaire) pour qu'il puisse être remis exactement dans la même position. Une fois cela fait, vous pouvez attacher le guidon à l'avant du vélo à l'aide de ruban adhésif ou d'attaches.

Pour ceux qui ont des conduits hydrauliques, assurez-vous qu'il n'y a pas de pli dans les conduits lorsque vous tournez le guidon sur le côté du vélo. S’il y a un pli dans les conduits hydrauliques, vous pouvez habituellement le faire disparaître doucement, mais si c'est grave, vous devrez peut-être remplacer les conduits hydrauliques – encore une fois, pas le genre de situation à laquelle vous voulez être confronté le jour de la course.

Retirez la tige de selle du cadre. Marquez la tige de selle à l'aide d'un marqueur ou d'un ruban électrique afin de pouvoir la régler rapidement à la bonne hauteur lors du remontage. Enveloppez la tige de selle dans un sac en plastique et placez-la en sécurité dans la valise de transport afin qu'elle ne touche pas le cadre.

6. À quoi d'autre devrais-je me préparer ?

À tout ! Vous vous êtes entraîné extrêmement fort pour cette course, alors ne laissez pas un petit détail vous barrer la route – comme oublier un jeu de plaquettes de frein supplémentaire. Rappelez-vous que s’il y a de l'huile sur vos plaquettes de frein, elles ne peuvent pas être utilisées, donc il est important d'en avoir un jeu supplémentaire. Assurez-vous de ne pas emporter d'huile dans la même valise que votre vélo parce qu’une un fuite d’huile… ça arrive. Si vous utilisez un lubrifiant en aérosol sur votre chaîne, couvrez les plaquettes avec un sac en plastique, maintenu fermement avec un élastique. Si vous devez nettoyer vos freins, utilisez de l'alcool isopropylique (idéalement 100%).

Vérifiez également l'usure des plaquettes de frein avant la course. La plupart des fabricants ont des recommandations concernant leur remplacement. Shimano suggère de les remplacer s'il reste moins de 0,9 mm de matériau de freinage, et pour SRAM, c'est 2,5 mm, patins de support inclus. Campagnolo a prévu une rainure indiquant le niveau d’usure au centre des plaquettes et leur remplacement doit être fait lorsque la rainure n'est plus visible.

Si vous n'êtes pas confiant de pouvoir vous en tirez seul, vous pouvez vérifier s'il y a un service d'emballage de vélo offert à votre magasin de vélo local. Dans tous les cas, donnez-vous suffisamment de temps pour démonter et emballer votre vélo. Emballer un vélo à la toute dernière minute est une entreprise risquée, surtout si vous ne l'avez jamais fait auparavant. Et n'oubliez pas que vous devrez réassembler le vélo une fois arrivé à destination et le ré-emballer avant de rentrer chez vous, alors prendre quelques minutes supplémentaires pour établir une routine est une bonne idée.