#ThisIsMyRide par Mitchell Nova

« This Is My Ride » est une série d’articles consacrée aux sorties les plus exceptionnelles, mémorables et ambitieuses auxquelles participent les membres de notre communauté. Qu'il s'agisse d'une cyclosportive particulièrement exigeante, d'une ascension spectaculaire ou, pourquoi pas, d’une sortie du dimanche entre amis; nous aimerions savoir ce qui rend ce parcours remarquable pour vous, et votre vélo Argon 18. Vous aimeriez partager votre expérience ? Envoyez-nous un courriel à marketing.web@argon18.com.

À Londres, le cyclisme est l'une des rares activités que nous avons été autorisés à pratiquer durant le confinement de la COVID-19. J'ai passé d'innombrables heures sur la selle de mon E-119 de Argon 18, et c'est probablement ce qui m'a permis de rester sain d'esprit pendant ces longues journées d'isolement. Ce vélo est spécifiquement conçu pour la course, mais cette année, une après l’autre, les compétitions ont été annulées. Nous avons tout de même continué l'entraînement, même sans objectif clair.

J'ai commencé à faire des triathlons en 1999, à l'âge de 22 ans (j'en ai 43 maintenant). Au début, je me suis concentré sur la distance standard (distance olympique), mais il y a 15 ans, j'ai décidé d'aller plus loin et j'ai commencé à faire des courses Ironman. Depuis, je fais au moins un Ironman par an. J'ai été déçu d'apprendre qu'il n'y aurait probablement pas de courses du tout cette année, ça briserait ma série.

Finalement, la lumière au bout du tunnel est apparue : nous avons reçu la confirmation que l'Ironman Tallinn allait avoir lieu. Tallinn serait donc mon 17e Ironman, c’est devenu vraiment très spécial pour moi. Au cours d'une saison normale, je fais deux courses de première catégorie : un Ironman complet et un 70.3. Dans le cadre de mon programme d'entraînement, je fais normalement 3 ou 4 courses de catégorie "B", qui peuvent être des triathlons de courte distance, des gran fondos, des marathons, etc. Dans une bonne année, je finis donc normalement par compléter un total de 6 ou 7 courses. J'étais donc vraiment enthousiaste à l'idée de pouvoir retourner à la compétition.

Le jour de la course est enfin arrivé, cycliste et vélo fin prêts et impatients de prendre le départ. Dès que j'ai commencé à rouler après la nage, il est devenu évident que nous devions faire en sorte que chaque kilomètre compte. Inutile de dire que nous avons fait une course épique. Le parcours de vélo de l'Ironman Tallinn est plat avec des segments venteux. Il met les cyclistes au défi d'adopter une position agressive au contre-la-montre et de maintenir une puissance constante pendant 180 km. Le vélo joue un rôle clé, et les principales variables en jeu sont le bon ajustement et l'aérodynamisme. J'ai trouvé mon E-119 très confortable et efficace pour fendre le vent. Cela m'a permis de terminer le parcours de vélo relativement frais pour pouvoir ensuite faire ma meilleure course de marathon. J'ai également réussi à compléter le parcours à vélo en moins de 5 heures (un nouveau record personnel pour moi).

Bien sûr, ce n'était pas un événement tout à fait normal, mais le professionnalisme de l'organisation a été exemplaire. Avant d'arriver en Estonie, j'ai dû présenter la preuve d'un test COVID-19 négatif de mon pays d'origine. À l'aéroport, les autorités de l'immigration avaient une liste préétablie des athlètes et des accompagnateurs qui arrivaient. Ils nous ont fait passer un deuxième test COVID au terminal et nous sommes restés à notre hôtel jusqu'au retour des résultats. Six heures plus tard et un test négatif, j'ai obtenu le feu vert et j'ai été autorisé à m'enregistrer pour la course. Le village des athlètes était spacieux. Nous avions des horaires attitrés pour récupérer nos sacs de course, ce qui a permis d'éviter les grandes files d'attente et les rassemblements. La règle du port du masque et le respect de la distanciation sociale étaient en vigueur en permanence. Le rangement de mon vélo suivait un protocole similaire, avec horaires alloués et port du masque. Le jour de la course, le départ s’est fait en rotation, également sur un horaire préétabli. Comme compétition, c'était différent, mais nous avons tous été coopératifs, car l'objectif principal était de mener la course dans un environnement sécuritaire. Une fois la ligne d’arrivée franchie, j'ai tout de suite compris à quel point tout cela en valait la peine.... Je ne pouvais plus arrêter de sourire.

Photos par Mitchell Nova