Michelle Vesterby nous parle d'équilibre, de pauses pipi et de son nouveau rôle de mère

Le Championnat du monde Ironman à Kona aura une saveur différente cette année pour la triathlète professionnelle Michelle Vesterby : elle y sera spectatrice plutôt que compétitrice et, de plus, elle aura son fils de quatre mois avec elle.

« C’était inconcevable de ne pas aller à Kona cette année – j’y vais tous les ans ! » dit Michelle. « J'espère y voir quelque chose de complètement différent de ce qu’ont été mes expériences passées. Je serai là pour m'amuser et me motiver pour Kona 2020. »

Bien qu’elle ne prenne pas le départ à Kona, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une véritable pause de la compétition pour Michelle. En août dernier, trois mois après la naissance de son fils Markus, elle était déjà de retour sur le circuit Ironman à Copenhague. Elle y a pris la cinquième place.

« Je suis déjà redevenue une athlète, dit-elle. Mais tout a changé dans ma routine ! Avant, je ne me préoccupais que de ma nutrition et de mon horaire d’entraînement. Maintenant, mon univers s’articule autour de Markus. Je dois accepter que je ne peux pas tout contrôler. J'aime être sociable quand je m'entraîne, mais maintenant je ne peux plus planifier mes séances d'entraînement avec d’autres athlètes aussi facilement qu'avant, car Markus passe toujours en premier. Je pense que cela peut être difficile pour les athlètes professionnels - nous avons l'habitude de tout contrôler, et j'ai dû lâcher prise. »

Bien que certaines choses aient changé, d'autres sont restées les mêmes. Tout au long de sa grossesse, Michelle a maintenu un programme d'entraînement de haut niveau qui l'a amenée à s’entrainer entre 15 à 20 heures par semaine.

« Bien sûr, j'ai fait des ajustements. Je suis passée d'un vélo de triathlon agressif à un vélo de route plus confortable, et j'ai fait plus de marche que de course. Oh, et j'ai commencé à prendre beaucoup, beaucoup de pauses pipi. »

Il était important pour Michelle de maintenir son rythme d'entraînement, un rythme qu'elle partage maintenant en partie avec Markus: il parcourt entre 80 et 100 km par semaine dans sa poussette.

« C'est ce que j'aime faire, dit Michelle, il a déjà l'habitude de bouger beaucoup, et ça l'aide à dormir! »

Michelle a découvert qu'elle était enceinte à Kona l'an dernier, et a décidé de prendre le départ du Championnat du monde Ironman 2018 quand même.

« J'ai demandé au médecin à Hawaii si je pouvais compétitionner, si c’était sécuritaire. Le médecin a dit oui, vous pouvez facilement faire la course. Soyez prudente, restez bien hydratée et écoutez votre corps. C'est exactement ce que j'ai fait. »

Elle a dû répondre à quelques questions après cette course, ainsi que lorsqu'elle a continué à s'entraîner à un niveau élevé alors qu'elle était enceinte. Elle consultait régulièrement les médecins au sujet de son programme d'entraînement et de son retour à la compétition.

« Le plus important, c'est d'avoir écouté mon corps, dit-elle. Je suis une athlète professionnelle - je connais mon corps mieux que quiconque. Et je dois être claire : aucun de mes commanditaires ne m'a demandé de poursuivre mes entrainements et la compétition. Je n'ai senti aucune pression. J'ai écouté mon corps et j'ai fait ce qui me convenait. »

Les trois meilleurs conseils de Michelle pour les nouvelles et futures mamans qui veulent maintenir leur forme physique :

1. Écoutez-vous! Personne ne vous connaît mieux que vous-même.

2. Trouvez un équilibre dans ce que vous faites. Nous ne devrions pas être limitées au fait d'être maman! Nous devrions toujours accorder une place aux activités que nous aimons faire : nous entraîner, aller au café, peindre, etc.

3. Souriez ! C'est ce que je dis toujours. Je pense que mon équilibre de vie est très bon - j'étais une athlète heureuse et maintenant je suis une maman heureuse.

Images via Michelle Vesterby